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Le dimanche 17 juin 2007 à 16h39
Et oui, depuis le 29 mai, le compteur est à 0 km/h.
Mon permis est entre les mains de la préfecture, en attendant le tampon officiel, de quoi faire un petit répit du rythme soutenu des cours :
- 13 samedis sacrifiés.
- 3 mois entre le premier cours et l’obtention.
- 1 jour de pluie.
- 5 jours de vent.
- 7 jours de soleil.
- 1 chute.
- 24 heures de plateau (wouach !).
- 12 heures de circulation (strict minimum autorisé).
- AABA à l’examen plateau.
- 3 frayeurs sur plateau.
- 1 frayeur en circulation.
Depuis, j’ai également fait le tour des petites annonces moto.
Je compte toujours investir dans une Suzuki Bandit 600 N, modèle après 2000, pas trop kilométrée, noire, entre 3000 et 3500 €.
J’ai acheté le casque, après 1h d’essayage, mon choix s’est dirigé vers le Nolan N84 Target.
Son confort, sa visière VPS, son système Ncom m'ont séduit.
Je possède les bottes, la ceinture, les gants, le casque, il me manque la moto et la veste ; sachant que la veste me sera offerte par mes proches à mon anniversaire.
Et oui, mon anniversaire ! Donc pas d’achat de moto avant la mi-août !
Difficile de ne pas craquer !
Je loupe une partie de la saison, pour me retrouver en septembre à rouler sur les feuilles, le froid, etc… allé allé ! Tachons de ne pas craquer, ça me laisse tâter le terrain sur les prix, les tendances, les modèles, les tarifs des assurances, « Pas d’achat précipité » de toute façon … faut économiser. 
Le mercredi 30 mai 2007 à 00h25
Je l’ai !
Ayé ! C’est officiel, en ce mardi 29 mai, je suis titulaire du permis A.
Journée très stressante, mais ça en valait bien le coup ! 
Nuit assez agitait, la mauvais météo de ces derniers jours me stress.
Moitié pluvieux, moitié sec, nuageux, instable …
Allé, il est 12h30, j’ai rendez-vous à 13h30 à la piste, j’ai 30 minutes de trajet, mais on ne sait jamais. 
Arrivé à proximité du lieu de RDV, je me rends compte que je serais vraiment trop en avance, j’en profite alors pour faire un dernier repérage des lieux, des travaux, etc…
Le temps passe et j’arrive à 13h20 à la piste.
L’examinateur, le moniteur ainsi qu’un élève sont déjà là, il manque encore un élève.
Je me prépare calmement, enfile mes bottes, ma veste, permis… jusqu'à ce que l’inspecteur m’interpelle pour accélérer le mouvement, ironie ou pas ? Je me dépêche de le rejoindre.
Il esquive ma poignée de main pour me tirer des bras mon carnet de conduite, mon permis, ça promet !
Hop, je suis envoyé en express en passager à l’arrière de la voiture. Même pas eu le temps de fermer mes chaussures.
C’est donc l’autre élève qui passe en premier, je passe en second.
De plus, le dernier élève n’est pas encore là, et c’est lui qui doit me prêter un casque.
Rhalalalala …
Après différents problèmes de réglage, nous partons !
Le moniteur chuchote dans la radio, il faut donc que l’élève se dégante, dévêtisse, augmente le son, re-teste, se rhabille, remette les gants…
J’ai l’avantage d’apercevoir à quoi m’attendre, les demandes de l’inspecteur, les consignes, les avertissements…
Il donne les consignes soit trop tôt, soit trop tard, car il tchatche beaucoup avec le moniteur, de la pluie … du beau temps … il ne fait pas trop attention à l’élève, mais bon, il cache peut-être bien son jeu.
L’élève qui est entrain de passer a eu pour consigner de se diriger vers Strasbourg, maque de bol, surement dans un excès de confiance, il s’engage dans une entrée de ZI au lieu de prendre une voix d’accélération située 20 mètres plus loin.
Lorsqu’il a remarqué son erreur il s’est alors re insérer dans la circulation en coupant une ligne continue.
L’inspecteur a été sans pitié : « ok vous pouvez vous tromper de direction, mais assumez et ne coupez pas une ligne continue » Ouch ! Et là, il n’y a pas le ton ! Ce n’était pas du chuchotement.
Plus loin, l’élève s’engage sur une voix express en ayant pour consigner d’aller à Harthouse.
Il s’agit d’un très long échangeur, et pour aller à Harthouse, pas besoin de sortir de l’échangeur.
L’élève s’insère dans la voix express puis en ressort 10 mètres plus loin, alors que ce n’était pas utile.
Cette seconde faute est sans appel « Ok ! Entrez dans Harthouse et arrêtez-vous, on change de conducteur ».
Cette fois ci, c’est à moi … Dernière respiration et c’est parti.
N’ayant pas de casque perso, je récupère le casque de l’élève qui vient de passer, c’est du taille S !
Je suis compressé là dedans, j’ai la tête dans un étau.
La fixation est manuelle, c’est l’élève qui me le fixe, pfff la galère, on perd du temps, j’en profite pour augmenter à fond la radio pour bien entendre l’inspecteur.
Une fois prêt, GAAAAZ !
Je me mets tout de suite à l’aise dans la vitesse, 50km/h en agglo dans Harthouse, de toute façon ce patelin est vite passé.
Il me donne ensuite comme consigne de tourner à gauche et m’avertis des gravillons en bas d’un chemin sinueux, un truc comme ça…
Il n’articule pas beaucoup et c’est avec les yeux que je traduis ce qu’il essaye de me dire.
Me voila propulsé sur la voix express en direction de Haguenau, je profite un maximum de la voix d’accélération, de plus c’est un moniteur de l’auto école qui conduit la voiture, il me fait bouclier !
Il s’insère avant moi de façon à ne pas avoir de surprise.
Donc je rejoinds Haguenau, puis s’enchaine un interminable de « tout droit » « tout droit » « nous irons tout droit », pas très mouvementé comme parcours !
Un moment, je tourne à gauche, puis encore « tout droit » « tout droit »
Je quitte Haguenau, rejoinds Schweighouse par une route pratiquée dans ma séance de samedi.
Puis « tout droit » « tout droit » « tout droit » « on tournera à gauche » « finalement nous irons tout droit » etc… 
Et hop ! Me voila à la piste !
Verdict ? C’est bon !!! 
Ouf ! Satisfait de mon passage ! Voila une bonne chose de faite. 
Voici le parcours réalisé :

Soit environ 15 minutes (au lieu de 30).
Le mardi 29 mai 2007 à 23h41
La 13ième ! Peut-être celle qui portera chance pour le permis !
Un samedi qui s’annonce ensoleillé, mais pour l’instant, il n’est que 7h, il fait très froid et brumeux.
Une grosse journée pour la piste, malgré la séance matinale toutes les motos sont dehors, ça sent la forte saison de moto ; nous sommes 3 à partir en circulation.
Le moniteur qui nous guide est un ami à ma copine, c’est la première fois que je roule avec lui, ca va me changer !
- Briefing.
Dans le groupe, nous avons déjà tous roulé, je suis le plus expérimenté avec 9 heures d’expériences, viens celui avec 6 heures et avec 3 heures.
Le briefing est vite fait vu que tout le monde a déjà roulé.
- Go !
Je suis la moto 1, à la tête de la file indienne.
Nous pennons la route direction Haguenau par les petits villages, mais via un chemin très direct.
Ensuite, nous roulerons à Haguenau pendant une bonne heure avant de faire une pause sur le parking de la gare.
Je sens tout de suite le changement de moniteur, avant nous roulions à travers la campagne, enchainant village et quelques ronds-points, rien de très palpitant ; tandis que là, nous ne quittons pas la ville et traversons chaque zone délicate pour se préparer à la conduite en ville le jour du permis.
On travaille vraiment chaque intersection, on a beaucoup plus tendance à tout observer, tandis qu’en traversant les villages, lorsque le danger se présente, on le voit à 2km et puis une fois passé … c’est fini…
Le moniteur est beaucoup plus explicatif que mon précédent, il nous indique les passages que les moniteurs aiment bien pour leur difficulté.
Au bout d’une heure, une pause s’impose sur le parking de la gare.
- Checkpoint n°1.
Un briefing plutôt positif, il n’y a encore que très peu de monde sur la route
Les contrôles sont présents, même pour les plus 2 djeun'z...
- Go Go !
On change les positions, je roule en 3ième, le moniteur me verra mieux pour corriger mes erreurs.
Et des erreurs, il y’en a ! Roulant à la fin, je m’oublis … plusieurs oublis de clignotants, un moment je voulais tourner à droite quand tout le monde voulait tourner à gauche …
Je remarque que lorsqu’on est 3ième, l’attention baisse dangereusement.
On ne fait que du parcours de ville, on tourne et retourne dans l’agglomération d’Haguenau.
Cette ville n’est pas bien compliquée, il y a presque toujours des voix de sélection pour changer de direction.
On voit également des situations ambiguës par les indications ou le marquage au sol : obligation de tourner, rétrécissement de chaussée, sens interdit ambiguë…
On quitte la ville pour faire un peu de voie rapide ! La première fois que j’en fais au bout de 10 heures de circulation, il était temps... 
A 100 km/h au lieu de 110, biensur ... 
- Checkpoint n°2.
Toujours positif, toujours très peu de monde également, on fait un topo sur les autres situations que l’on peut rencontrer.
- Go go go !
Je reprends la tête de la file pour le chemin du retour par les petits villages moins direct.
Un moyen de se remettre à la saccade 80 – 50 – 80 – 50 – 80 que j’ai connu jusqu'à maintenant.
Le retour est pépère… 
- Fin de séance.
Une dernière séance bien nécessaire, le changement de moniteur a fait du bien.
On a enfin travaillé l’agglo et arrêté les traversées de campagne.
Je me sens fin prêt pour le permis … qui est dans 3 jours ! 
Le samedi 12 mai 2007 à 17h41
12ième cours de moto !
La 3ième en circulation et encore du vent !
Il est tôt ! Très tôt, 7:00, pourtant la piste est déjà pleine de monde.
Nous sommes 6 sur la route, deux groupes de 3.
Parmi les 6, je suis le plus expérimenté avec mes 6 heures. 
Deux groupes sont crées, ceux qui n’ont jamais roulé et ceux qui ont déjà roulé.
Les deux autres élèves du groupe ont 3 heures à leur actif.
- Briefing.
Un bref briefing cette fois-ci.
Rappel des contrôles et des placements.
De toute façon il n’y que ça à retenir, et le respect du code de la route.
- Let’go !
Je suis *moto1* c'est-à-dire premier de la file.
Ca me plait bien de jouer le guide, on apprend par soi-même.
De plus, je ne connais pas du tout cette région, alors je reste sur ma garde, et attaque les virages avec prudence.
En agglomération les autres élèves paraissent loin ... Pourtant je roule à 40km/h.
Hors agglomération, ça parait pire, je roule à 70km/h.
L’allure en groupe est difficile à juger, il faut que tout le monde suive, ne pas avoir l’air speed, accélérer doucement. 
- Tout droit.
Tout droit, tout droit, toujours tout droit.
On ne change presque jamais de direction, on enchaîne les ronds points "en face".
Rien de palpitant, ce pendant, malgré la distance qui sépare le moniteur et la tête de la file (moi), celui fait des remarques encourageantes « faite comme la moto 1 ».
- 1re pause.
On s’arrête sur un parking pour faire un petit briefing.
Rien de spécial à dire, on refait un topo sur les contrôles pour la moto du milieu.
La circulation est quasi nulle, il n’a que les petits déplacements en agglomération pour aller à la boulangerie… pas grand monde sur la route.
On fait également un topo sur les dépassements ; soit disant, il y’a toujours un tracteur ou un camion… En 6 heures de circu, je n’en jamais doublé.
Donc on ne trouve pas grand-chose à débattre. Alors on repart, je garde la tête de file.
- Brrrrr ! Fait froid !
Plus le temps passe, plus j’ai froid, pourtant je suis bien couvert.
Bottes + pull + veste avec doublure polaire.
Comparé aux autres, je m’estime bien protéger... ils sont en t-shirt + veste.
Et sans bottes, froid aux chevilles garantis.
- Suite du parcours.
Sur la suite, toujours pas de situation délicate, personnes sur les routes.
Calme plat !
Si ce n’est une petite faute de ma part.
Dans un village, je m’arrête pour céder le passage à une voiture venant de droite.
Pas de marquage au sol, c’est donc une priorité à droite.
Le conducteur me laisse tout de même passé.
A la fin du village, il y avait un panneau de route à caractère prioritaire …
Et zut ! C’est moi qui avais la priorité !
Bon tant pis … dans le doute …
J’ai appris par après, qu’apparemment le conducteur avait un Stop, le panneau était en retrait, sans marquage au sol.
Bon, maintenant je ferais attention aux panneaux jaune en entrée d’agglo.
- Feu orange.
Le feu orange... la peur de la moto-école en ce moment, suite à un accrochage récent.
Sur un 1re feu orange, je ne m’arrête pas, la distance de freinage ne me permet pas un arrêt en toute sécurité, malgré que la place entre moi et le motard précédent soit suffisante.
Sur un 2nd feu orange, j’ai le temps de contrôler et de m’arrêter.
D’après le moniteur, pour ces 2 situations, j’ai fais le bon choix. 
- 2nd pause.
Hop ! Une autre pause sur un bout de route désaffectée, l’ancienne piste moto de l’auto-école.
Rien de spécial à dire …
Si ce n’est qu’on nous demande d’accélérer le rythme.
Je cède ma place de chef de file et devient dernier de la file.
C’est bien, car le moniteur voit mieux mes fautes et mes bonnes actions.
- Retour.
On rentre au bercail, à une allure très correct, 80kmh hors agglo et 50 en agglo.
La vitesse augmente la sensation de froid. Brrr !!!
D’autant plus qu’une grande partie du retour se déroule en forêt.
- Dépassement.
Ca y est ! Le voila notre tracteur ! Un pelleteuse pour être précis.
Celui que l’on a forcement et que je n’ai pas vue en 6 heures.
Je l’aurais enfin doublé à la 9ième heure.
Enfin un moment où on peut profiter de la puissance de la moto pour donner une grande accélération.
- Fin de séance.
Satisfait.
Dommage que je n’ai pas fait de grand centre ville.
Ca sera certainement pour dans deux semaines.
Et oui, j’ai une date pour le permis ! Et ma prochaine séance, c’est dans deux semaines ! 
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